hleComédie de Georges Feydeau

Spectacle créé saison 2008-2009
Représenté :
- à Antony le 16 juin 2009 au Théâtre Firmin Gémier
- à Paris les 27 et 30 Juin 2009 au Théâtre du Mandapa

Mise en scène : Claude Coulon
Régie : Angélique Boylan, Pia Esposito et Mahmoud Ktari

Avec : Mehdi Khakzad, Cécile Sudour, Anne Josserand, Mathieu Ramona, Rodrigo Franco Veloso, Eglantine Sem, Lionel Cohen, Karim Merabet, Alain Mondino, Angélique Boylan, Pia Esposito, Karell Marchand, Roxane Revon, Stéphanie Matter, Emmanuelle Herrada, Clément Vial, Mahmoud Ktari, Tiphaine de Rocquigny, Alexandre Maïs.

Il est bien évident que l’on ne va pas au théâtre pour se voir. Ce sont les ridicules de ses amis, les travers de ses voisines, les défauts des autres que l’on reconnaît et dont on veut rire. Mis en accusation ou pardonné, le spectateur est toujours le grand absent, même lorsqu’il a eu le bon goût de venir assister au spectacle et participer au jeu de massacre dont tout lui assure (convenances, bon goût, bonne conscience) qu’il ne saurait être la victime.Qui peut bien s’appeler Pinglet ? Comme il est improbable d’être Paillardin. Une bourgeoise tyrannique c’est la femme de l’autre. Un architecte besogneux et débordé qui délaisse sa femme, c’est une connaissance lointaine. Un étudiant qui se réfugie dans les livres pour éviter la réalité de ses désirs, c’est une espèce inconnue. Un commissaire tellement fonctionnalisé qu’il est incapable de rien comprendre, c’est tellement vrai sur une autre planète.Et la personne que l’on voulait le plus éviter au monde et sur laquelle justement on ne cesse de tomber ? Et la passion amoureuse qui finit en crise de foie ? Et le petit hôtel discret, propice à une petite aventure nocturne entre petits bourgeois qui veulent respirer un petit peu, pourquoi ne se transformerait-il pas en centre géométrique de tous les embêtements de ces gens là ? Et pourquoi le mauvais temps ne ferait-il pas bégayer ?Merci, mon vieux Georges, de nous avoir montré que tout est possible et que la réalité n’est qu’une convention usée qu’il faut laisser aux autres. (Claude Coulon)

Photos de la représentation au Théâtre Firmin Gémier

Extrait de la représentation